Le conflit au Proche-Orient sème à nouveau le trouble sur les marchés de l’énergie. Les prix du gaz en Europe ont fortement augmenté : le prix de gros a grimpé, le 9 mars, à 65 euros par mégawattheure (MWh). Avant le début du conflit, il s’élevait encore à environ 32 euros/MWh.
Les prix dépassent ainsi le niveau de février 2025, mais restent nettement inférieurs au pic historique de 2022.
D’autres sources d’énergie sont également concernées : le prix du mazout a atteint son plus haut niveau depuis près de deux ans. Le prix de l’électricité sur le marché a également doublé en l’espace d’une semaine. Pour de nombreux ménages, cela se traduit par des surcoûts tangibles.
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Peu de changements tarifaires immédiats
Les tarifs publiés début mars par les fournisseurs d’énergie ne tiennent pas encore compte de cette forte hausse récente. Toutefois, selon les prévisions et l’expérience, cela ne devrait pas durer longtemps. (Mise à jour du 06/03 : Mega ajuste à nouveau ses tarifs pour le mois de mars>>>). L’évolution de la situation dépendra largement du déroulement du conflit.
S’il reste limité dans le temps et dans l’espace, les hausses de prix pourraient n’être que temporaires. Si la situation venait toutefois à s’aggraver ou à perdurer, des répercussions durables sur les prix de l’énergie sont possibles.
Quelles sont les conséquences pour les consommateurs ?
En Belgique, environ trois quarts des ménages ont un contrat d’énergie à prix variable. Ces consommateurs sont directement touchés par les fluctuations de prix.
Dans le cas des contrats à prix variable, le prix de l’énergie est calculé selon une formule fixée contractuellement, qui s’aligne sur les prix actuels du marché. Si les prix de gros augmentent, le prix du contrat à prix variable, qui est ajusté chaque mois, augmente également.
Une évolution similaire à l’année 2022 n’est toutefois pas à prévoir pour l’instant.
Si le gaz qatari joue un rôle important dans l’approvisionnement européen, il n’est toutefois pas la seule source d’approvisionnement. L’Europe s’approvisionne notamment en gaz auprès de la Norvège et en gaz liquéfié auprès des États-Unis. Cette diversification stabilise la situation d’approvisionnement et réduit le risque de hausses de prix extrêmes.
Vaut-il la peine de changer de fournisseur ?
Les consommateurs ayant un contrat à prix fixe en cours n’ont pas besoin d’agir dans l’immédiat. Le prix convenu reste inchangé pendant toute la durée du contrat, quelles que soient les fluctuations à court terme du marché. Il est toutefois utile de comparer les prix. Le prix fixe actuel est inférieur à celui de l’été dernier.
Les personnes ayant signé un contrat à formule de prix variable devraient envisager de passer à un contrat à prix fixe. Lorsque la situation se sera détendue, il sera possible à tout moment de revenir à un contrat à prix variable, ce qui est généralement simple.
Les consommateurs n’ont qu’à conclure un nouveau contrat par téléphone ou en ligne. Le nouveau fournisseur se charge de la résiliation auprès de l’anicien fournisseur ainsi que de toutes les autres formalités. Il n’est pas nécessaire de contacter directement l’ancien fournisseur.
Si vous optez pour un contrat fixe, surveillez l’évolution du marché. Il peut être judicieux de réexaminer les tarifs dans quelques mois, en particulier avant le début de la prochaine période de chauffage. Si la situation se stabilise, il est possible de revenir à un tarif variable plus avantageux.
Nos conseils
- Vérifiez le type de votre contrat actuel.
- Même si vous avez déjà un contrat à prix fixe, une comparaison vaut la peine.
- Comparez les prix sur le simulateur de la CWaPE>>>
- Comparez régulièrement les offres du marché.
Vous trouverez ici>>> de plus amples informations sur les contrats d’énergie et le changement de fournisseur.


